Vous ne vous demandez pas dans quel état j'étais après cette soirée de ouf qu'était
jeudi ? Matthias supporte difficilement la solitude. Moi, ça va, je me défend sur ce point ! Toujours est-il que hier soir,
jeudi quoi, j'ai pris pitié du jeune homme et j'ai finis par accepter de boire un verre en sa compagnie. Seulement, j'ai pris de l'alcool et j'ai rapidement été pompette. J'aime boire pour
oublier ma situation donc j'en profite un peu beaucoup trop. Ce soir-là, c'était le but et j'y suis rapidement parvenue. C'est à cause de cet état lamentable que je n'ai pu refuser son offre de
manger avec lui. J'ai quand même passer une bonne soirée MAIS je ne me sentais pas très bien. Trop mangé ? Nourriture trop riche ? Sais pas et pourtant, c'était certain, me sentais... mal. C'est
la raison pour laquelle j'ai décliné sa demande d'hébergement.
Le matin, comme prévu, je me sentais très mal. Un mal de tête épouvantable et perte de mémoire. OU ETAIT MA VOITURE ? J'ai flippé, croyant l'avoir perdu, croyant qu'elle fut volée... Je suis
arrivée au taff en retard, le temps de chopper un bus et les problèmes de circulation subsistant. Je n'entendais même pas mon portable sonner. J'ai tout le même eut la logique et la pensée de me
maquiller un peu. Autant être impeccable à mon arrivée. Les difficultés ne firent que commencer.
Brax était fortement contrarié par cet immense retard. D'autant que nous sommes vendredi et que - normalement ! - je devrais rentrer chez moi plus tôt. Il exige ma présence jusqu'à 17h, ensuite
se ravise : jusqu'à ce que le travail soit fait. Il était surtout furieux parce que je n'avais pas eu la présence d'esprit de l'appeler pour le prévenir de mon retard. C'était vrai et j'en fus
légèrement accablée. Ah oui, c'est vrai, j'ai oublié de prévenir. Zut. Tant pis : c'est fait.
Je n'ai pas quitté mon bureau tant que le taff n'était pas accompli pour sortir au plus tôt. Car plus tôt je sortirais, mieux je serais. Quand même, sur les coups des 13h, je suis allée acheter
un petit sandwich pour manger à mon bureau. Au moins, je ne perdrais pas de temps. Quelle cave, j'ai oublié ma petite salade habituelle ! En colère contre moi-même, j'ai donc du acheter à manger
au distributeur (heureusement qu'y à au moins ça à cette entreprise!). En y allant, je croisais Daphné qui proposa de m'offrir le café après mon repas. J'ai décliné l'invit', étant pressée,
affairée et tout ce qu'elle veut. Elle propose de venir me tenir compagnie jusqu'à ce que son travail reprenne. J'accepte. A tord. Elle voulait assouvir sa curiosité.
- Comment ça se fait que ta voiture ai passé la nuit ici ?
Et la, je réalise que TOUTE LA BOITE se pose la question. Je réponds :
- Matthias m'a offert un verre après le taff et j'y suis allée avec lui.
Coup d'oeil suspcieux de sa part. J'enchaine :
- Oui, il m'a offert le diner ensuite.
- Et heu... Vous êtes allés au bout ?, veut-elle savoir.
Je fais mine de ne pas comprendre :
- C'est quoi aller au bout ?
Daphné hésite :
- Bah ! Tu sais bien !
- Non : on était bourré tous les deux.
Elle me croit à moitié et je relève pas. Elle me dit :
- Tout le monde sait que Matthias n'a d'yeux que pour toi Anaïs !
- Bof tout le monde sait que c'est une rumeur. Il paraît aussi qu'il apprécie plus qu'il ne le faudrait Mikeline.
- Oh ! Arrête ! Pourquoi tu l'appelles comme ça ? Elle est gentille !
- On parle bien de la même ?
- Oui, Anaïs, la standardiste. Elle est gentille Micheline.
- Ouais, si on veut.
- Matthias aime bien Micheline ?
- C'est une éventualité. Je peux te confier quelque chose ?
- Evidemment !, répond-elle avec ferveur.
- Je te préviens, si je l'entends par quelqu'un d'autre que toi, notre amitié est révolue !
- Tu me fais plus confiance ?, demande-t-elle déçue.
- Si, mais les bruits courent si vite ! Y en a bien qui les propagent ! Je veux que ça reste entre toi et moi. Ce serait une catastrophe si ça atteignait les oreilles de Mikeline.
- Je te promets de tenir ma langue.
- Il a évoqué cette femme plus d'une fois dans la soirée. Bon, c'est vrai, je sais plus vraiment de quoi on causait, pourtant, voila, c'est pas très agréable de parler d'une femme à une
autre. Quoique ça ne m'a pas vraiment atteint. Si Mikeline l'attire, autant qu'ils se mettent ensemble.
- Je te dis que c'est toi qu'il veut, Anaïs !
La sonnerie nous interrompe :
-Secrétariat de Jean Pierre Brax, j'écoute.
C'était Lemerlin qui confirmait un rendez-vous pour lundi (quelle horreur). J'ai récupéré l'agenda de Brax pour le confirmer.
- Tu sais Daphné, Matthias est peut-être un bon coup mais... Ah, jte raconterais ça un autre jour !
Emoustillée, elle insiste :
- Et ça concerne Matthias ?
- Non, ça me concerne moi !
J'eus, encore, en plus, un appel privé. C'était mon frère, Ben :
- Hey Anaïs, je te dérange pas ?
- Non, pas du tout, je suis juste au taff.
J'espère qu'il comprendra comme ça.
- Qu'est-ce que tu veux pénibulus de service ?
- T'informer que la réunion familial pourrait être dimanche. Après demain quoi.
Triple Oh My God !!! Quelle horreur ! Quelle horreur !! Quelle horreur !!!
- Euh... On est en décembre, la. Y a Noël. C'est pas suffisant Noël ?
- C'est pas l'avis de la famille. Jte tiens au courant !
- Formidable. Merci.
Daphné remarque mon air... euh, dépité :
- Qu'est-ce qui se passe Anaïs ? Tu as l'air épouvantée ?
- C'est l'annonce d'une éventuelle réunion de famille qui me met dans cet état. D'une part, il faut qu'ils me préviennent à l'avance mais plus que deux jours pour que je sois prête
mentalement. Ensuite, moins je les vois, mieux je me porte ! Mes parents, encore, ça va, mais les gosses de mon frère et ma soeur... Ptain, cette horreur, c'est des monstres qui font que brailler
! J'ai besoin de deux aspirines après des journées pareilles !
Puis Micheline diverge la conversation qui ne doit plus être assez intéressante à son goût :
- Et ce soir, tu fais quoi ?
Ah, ce soir ! Je mange chez mes amis adorés. La soirée se prolongera certainement avec jeux et films. On ira jouer du tam tam autour du lac de Sassenage, on desespèrera les habitants autour de ce
lac. Peut-être même que les gendarmes nous prieront d'aller faire du bruit dans le désert mais pas en ville. Ce sera bien. C'est la raison pour laquelle je veux rentrer tôt chez moi. Je dois
faire un chouilla de ménage dans mon appartement parce que ça fait longtemps que j'en ai pas fait et que ce week-end, je ne serais pas beaucoup chez moi.
La soirée se passera chez Colin et Méline. C'est le couple qui vit à Sassenage. Nos soirées sont avec du monde car depuis qu'ils sont ensemble, ils ne font pas "un samedi les amis de Colin,
l'autre samedi les amis de Méline". Non, ils nous rassemblent tous. Ils avaient le désir secret que parmis leurs amis se trouvent le couple modèle. J'ai faillis l'incarner. C'est à cause de ces
soirées que je ne parviens pas à trouver mon prince charmant. Il fait parti de leurs amis, je le vois très régulièrement mais il pense que je ne suis pas la femme de sa vie. On joue un peu à du
"je t'aime moi non plus". Et l'ennui, c'est qu'en ce moment, il pense que nous devrions faire un break. Alors c'est très dur. D'autant que Jordan a été mon premier amour et mon premier tout.
J'arrive pas à faire une croix sur lui. Et j'en ai aucune envie.
Je suis l'amie de Méline, moi. Ainsi que Sally, Eya et Lucie.
Les amis de Colin sont Didier, Dominique, Christophe, Yvan, Gilles, Flavien et l'horrible Bruno. Il y a aussi Emmeline, Maureen, Juliette et Mario. Les quatre derniers sont pas vraiment des amis.
On va dire que ce sont des copains. Des collègues de Colin (pour Mario et Juliette qui forment un couple) et idem pour Emmeline et Maureen du coté de Méline.
Ma hantise, c'est de voir Jordan venir à une de nos soirées avec une meuf. Je crois que je lui ferais une vie d'enfer.
a je compren mieu mintenan pkoi el a pa voulu herbergé matthias c'est sur si ya jordan dans son coeur c compliker et ben o moin el sennui pa dan sa vie ca bouge di donc , et le cou de tou les samedi je croi savoir dou ca vien ca lol
Commentaire n°1
posté par
kilian
le 27/09/2008 à 12h06
Quand on est jeune, on aime bien sortir surtout le samedi soir !!! Et c'est vrai que ça n'est pas anodin, ce détail, quand on
me connait bien lol !
:
Des doutes, des peurs, un amoureux courant d'air, un grand frère fragile, des amis qui ont besoins d'elle, des questions, de l'espoir et des désillusions... Le journal de Miss Sparrow est normal, long, et un véritable défouloir.
Attention, voyageurs égarés ou passionnés de lecture, il y a des pavés dans ce blog...
Blog qui a accumulé du retard puisqu'il est actuellement situé à la fin juin 2008...
je continue d'écrire dans ce blog irrégulièrement, pour mon propre plaisir. Car aussi étonnant que cela paraisse,
j'en retirer toujours un plaisir de pouvoir lacher la bride de mon imagination. Je pense que les tribulations de Miss Sparrow prendront fin au 31 décembre 2010 (sauf
si...). Pour le moment, la route de Miss Sparrow continue...
Je n'ai pas énormément de lecture mais je tiens à ce que ceux qui viennent sur cette page sont tous les bienvenus et que je les remercie tous !
Salutations !