J'avais oublié, heureusement que mon amoureux a de la mémoire pour deux. J'avais complètement oublié, d'autant que mon frère n'a pas voulu retourner chez moi hier soir. Il m'a dit qu'il avait besoin de réfléchir. Je lui ai fais remarquer que nous avions discuter et que pour ma part, le problème était réglé. Je lui ai rappelé avoir fait l'armistice avec Raoul alors que je n'étais pas prête d'oublier ses dires. Car notre frère ainé avait refusé de s'excuser lui aussi. Et si LUI ne fait pas d'effort, moi non plus. Tant pis pour lui. Mais Ben n'a pas changé d'avis. Il a contacté Kévin et lui a demandé de l'héberger. Bien entendu, son ami a accepté et Ben m'a demandé de le déposer chez son pote. Je n'ai pas eu le temps de parlementer à nouveau, Jordan lui a répondu qu'il n'y avait aucun problème. Du coup, j'ai abandonné. Je me suis dit que l'absence de mon frère ferait plaisir à au moins une personne. Et je n'ai pas eu tord !!!
Il n’a pas osé trop me parler dans la voiture, j’imagine que mon air soucieux l’a un peu freiné. C’était lui qui
conduisait. Arrivé chez moi, il a fini par se tourner vers moi :
- Est-ce que ça va ma chérie ?
- Oui, ai-je machinalement répondu.
Je ne voyais pas quoi répondre d’autre. Il a soupiré et il m’a demandé :
- Dis-moi ce que tu penses.
- Pourquoi il n’a pas voulu retourner chez moi ? A cause de ce qu’il s’est passé ?
- C’est ce qu’il t’à dit ?
- Il m’a dit qu’il avait besoin de réfléchir.
Jordan soupira et fini par lacher :
- Ok, alors tu vas m’en vouloir.
Je relève la tête à toute vitesse et lui demande :
- Pourquoi ?
- Je préfère en discuter la-haut. Allez, viens.
Il m’intriguait énormément. Je l’ai suivi sans râler, la tête ailleurs. Je pensais sans arrêt à Ben. Cet air livide, ses cris de fureur. Et Raoul qui continuait de penser que tout est de ma faute. Ce type qui est mon frère (c’est le pire !) continue de m’exaspérer. Serais-je capable un jour de ne plus me préoccuper de son avis ?
- Anaïs, tu as encore oublié… Enfin, c’est pas ta faute. J’aurais du te le rappeler. Mais j’avais peur que ça te
tende, alors…
- Et si tu allais droit au but ?
- C’est moi qui ai invité ton frère à chercher un hébergement. Je lui ai conseillé la semaine tout en lui disant que la décision reviendrait, mais comme une semaine pas facile nous attend…
- Pourquoi ? Parce qu’on reprend le travail ? Arrête, on a bien réussi à s’organiser jusqu’à maintenant !
Il fait un peu les 100 pas. En fait, c’est lui qui est tendu. Il me regarde et
se tord les mains.
- Anaïs, demain, mes parents débarquent.
- Oh putain ! J’avais oublié !
- Pas moi, ajoute mon amoureux. J’aurais préféré. Je vais m’organiser au travail pour ne pas rentrer tard. Pas de Lyon ou Valence. Pour demain, tu veux manger avec eux le soir ou je les
fais manger chez moi ?
- Euh… Je ne sais pas. C’est quoi le mieux ?
- J’imagine que c’est mieux de les faire manger ici. C’est plus grand. Et puis ils veulent à tout prix te voir.
Donc, ce soir, mes beaux-parents vont venir. Nous allons faire connaissance.
Je suis à moitié pétrifiée. Tout d’abord, je ne les aient jamais rencontré, alors qu’avec Jordan, on se fréquente depuis un moment. Et je n’ai personne à qui le raconter. Daphné n’est pas la !
Ergh, traitesse !!!
J’ai eu un texto qui m’a dit que finalement, ses parents nous invitent à manger au restaurant ce soir. Pour faire
connaissance, c’est mieux.
Bon, ça m’enlève au moins une épine du pied. Même si c’est reculer pour mieux sauter. Il va falloir trouver autre chose ensuite, pour les autres soirs.
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