R.I.P Sandrine

Parce que je ne t'oublierais jamais
Je te porterais toujours dans mon

Tu me manques...

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Chers lecteurs, chères lectrices,
je continue d'écrire dans ce blog irrégulièrement, pour mon propre plaisir. Car aussi étonnant que cela paraisse, j'en retirer toujours un plaisir de pouvoir lacher la bride de mon imagination. Je pense que les tribulations de Miss Sparrow prendront fin au 31 décembre 2010  (sauf si...).
Pour le moment, la route de Miss Sparrow continue...
Je n'ai pas énormément de lecture mais je tiens à ce que ceux qui viennent sur cette page sont tous les bienvenus et que je les remercie tous !
Salutations !

Publié dans : Journal de Miss Sparrow

Sur le coup, j'étais contente tant c'était mal parti.
J'ai réussi à convaincre mon amoureux d'y aller.
C'était dur mais j'y suis parvenue.
Sur le sujet "je n'ai rien acheté", je lui ai fais acheté un bouquet de fleur. Je sais par expérience (vécue avec ma môman) qu'elles s'en foutent des cadeaux, les mamans. Qu'on leur dise qu'on les aime, ça suffit. Ah, les mamans... La mienne est très extravagante ainsi que je l'ai répété un million de fois, mais très attachante aussi. Elle essaye un peu de s'immiscer dans nos vies par périodes ou arrive à s'astreindre et respecte notre vie privée. Mais de ne pas l'à voir aussi longtemps est difficile, on sent bien (la, je parle pour mes frères et soeur) qu'il nous manque quelqu'un.

Malheureusement, les évènements m'ont données tords par la suite. Nous sommes arrivés chez les parents de Jordan à 17h, car nous avions pris en compte l'heure à laquelle la plupart des frères et soeurs de mon amoureux devraient être partis. On avait plutôt bien calculé, il y en avait que deux. Marco et Ambroise (et toute sa clique). Jordan n'était pas à l'aise, par ricochet moi non plus. Ambroise n'arrêtait pas avec moi :
- Tu te souviens Anaïs, à mon mariage, quand notre frère, c'était Charles je crois, te draguait ? C'était drôle, hein ? Tout le monde l'avait vu, sauf Jordan, sûrement, non ?
- Euh, si... Jordan l'avait vu, avais-je corrigé.
- Et ça, personne s'en est aperçu...
- Et pourtant, j'étais au milieu, je sais ce que je dis... Puis de toute façon, je n'accorde mes danses qu'à Jordan.
- T'es pas drôle, commente Ambroise.
- Plaît-il ?
Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, en fait.

Et puis Marco, le frère de Jordan qui lui a piqué une chérie une fois, aurait aimé remettre le couvercle avec moi. Il était accompagné au mariage de leur soeur, y a deux ans. Plus maintenant.
- Et votre couple est solide ?, me demande-t-il discrètement.
J'étais à la cuisine, chercher un peu d'eau, m'étant gentiment proposée. Il m'avait rejointe pour ramener du lait. Pourquoi lui ?
- Je crois pouvoir dire que ça se voit, répondis-je un peu raide.
- Non, justement, ça ne saute pas aux yeux.
- Dans ce cas, je te le dis. Très solide.
- Dommage, tu me plais. Si tu voulais, on pourrait se revoir.
- C'est une blague ?
- Pourquoi ?
- Qu'est-ce que je viens de te dire ?
- Justement, tu n'as rien dit suite à ma proposition.
Je croyais rêver.
- Ecoute, Marco, je t'ai dit que notre couple avec Jordan est très solide. Donc, non, je ne veux pas te revoir.
- Tu ne sais pas ce que tu rates.
- Mais je saurais ce que je perdrais. Et je ne veux pas le perdre.
Ce mec est fou. Au secours.

Quand je suis retournée au salon, un nouveau visiteur était arrivé. De moins bonne augure. C'était Charles avec ses progénitures, y comprit Andréa qui s'est débrouillée pour s'asseoir à coté de mon amoureux, me piquant ma place. C'en était trop ! Cette famille sort d'ou, sérieux ? Je commençais vraiment à croire qu'il avait raison, qu'on n'aurait pas du y aller aujourd'hui. Voyons son regard, je savais qu'il le pensait plus que jamais. Ni une, ni deux, j'allais m'asseoir sur ses jambes, entourant ses épaules de mes bras :
- T'as pas un peu grossi, Anaïs ? J'ai l'impression que les jambes de Jordan ont fléchies, remarque cyniquement Andréa.
- Pas du tout, elle est légère comme une plume, répond mon amoureux en enserrant ma taille.
- Prête-là moi que je confirme ou infirme cette affirmation, blague Marco.
- Non, à moi, corrige Charles, elle a l'air toute fine, tu exagères Andréa !
A chaque remarque de ses frères, il me serrait plus fort contre lui. Je me retournais un peu pour l'embrasser.
- C'est pas un peu fini le débat sur le poids d'Anaïs ? Y a plus interessant, non ? Comme la journée imminente du 30 août en famille, que l'on se rejoigne tous !
- Vous serez des notres, Jordan et Anaïs ?, implore la maman.
Fais chier ! Comment peut-on refuser cette invitation !
- On a peut-être quelque chose de prévu, commence Jordan.
- Oui, ai-je complété aussitôt, on attendait confirmation.
- C'est un dimanche, reprit le papa de Jordan. Le 29 août ! Vous êtes sur de ne pas pouvoir vous libérer ? Ni même nous rejoindre ?
Jordan finit par rendre les armes :
- On va voir ce qu'on peut faire... Mais ne comptez pas sur notre présence, on ne peut pas le promettre.

Il était silencieux, si mal. C'était moi qui conduisait, mais je le voyais à son profil. On avait fini par partir sans trainer, à quoi bon insister ? Ni lui, ni moi ne souhaitions dîner avec eux. Jordan était totalement dépité, et triste.
- Jordan, enlève ce masque, ai-je ordonné. On est parti. Je ne veux plus voir ça dans tes yeux.
- A chaque fois que j'y vais, je pense la même chose.
- C'est à dire ?
- Qu'ils ne m'aiment pas. Qu'ils ne m'ont probablement jamais aimé.
- Il n'y a bien que eux qui ne se rendent pas compte ce qu'ils perdent en ne t'appréciant pas à ta juste valeur.
- Arrête, Anaïs, arrête ! J'ai besoin d'être seul ! Fous-moi la paix ! Dépose-moi ici !
- Jamais ! Non mais ça va pas ou quoi ?
Je m'en voulais d'avoir insister pour aller voir ses parents. C'était ma faute. C'est tout.
- T'as pas pigé ? Je veux être seul ! Arrête-toi !
J'ai fini par arrêter. Par m'arrêter. Il avait déjà détaché la ceinture de sécurité. Déjà, il ouvrait la portière, près à sortir de la voiture. Je le retiens par le poignet et l'implore :
- Reste avec moi !
Il ne m'écoute pas et sort de la voiture. Je coupe le contact et vais le rejoindre. Il a les poings serrés, il s'est appuyé contre la voiture et ne me regarde pas. Il ne m'écoute pas.
Je pose mes mains sur les siennes et me plaque contre lui :
- Regarde-moi, Jordan.
Il ne le fait pas et je perds patience, je crie, hurle et lui casse les oreilles :
- REGARDE-MOI !
Il finit par me fixer droit dans les yeux. Et la, je sépare très nettement les mots :
- Je suis désolée. Tu as bien entendu ? Je suis désolée. Je ne le ferais plus.
Il ne dit toujours rien, mais je vois dans son regard qu'il ne me suit pas. Alors je précise :
- Je suis désolée d'avoir insister pour aller les voir aujourd'hui. Je suis tellement désolée, Jordan. Je m'en veux, je ne pensais pas que ça tournerait si mal.
- Arrête, c'est pas ta faute et puis tu peux pas comprendre. Je suis toujours qu'un  moins que rien. Arrête maintenant. Arrête.
Je coupe le flot de parole qui émane de ses lèvres d'un baiser. Voyant qu'il y répond, je me serre davantage contre lui et je sens qu'il en fait tout autant. Mais si un baiser peut t'apaiser, je suis prête à recouvrir ton corps de mes lèvres pour que tu ailles mieux, Jordan. Que la tristesse quitte ton regard bleu, c'est tout ce que je demande.
Quand je rouvre les yeux, c'est lui qui me plaque contre la voiture. Il ne quitte plus mes lèvres, sauf pour reprendre sa respiration, comme s'il se noyait dedans. Dans cet amour sans limite que je lui voue. J'aimerais que Marco soit la pour voir à quel point notre couple est solide. Jamais je ne le lâcherais. Je le serre encore plus fort contre moi, toujours plus fort. Chaque parcelle de mon corps est solidement liée au sien. Les pores de nos peaux ne doivent même plus avoir la place pour respirer. On est fou.
- Je t'aime, Jordan. Accroche-toi à moi quand ça va pas. Je t'aime.
- Je ne le peux pas. Je ne veux pas partager certaines douleurs avec toi. Je veux t'épargner.
- Alors laisse-moi t'apporter...
- J'ai déjà tout prit, chuchote-t-il. Ne donne pas tout.
- Je suis prête à le faire pour toi.
- Il ne faut pas. Pas pour moi.
- Tu es bien le seul pour qui je peux puiser ma force intérieure. Mes cotés sont fragiles, mais pas l'intérieur, et c'est ça que je peux te donner. C'est à ça que tu peux t'accrocher.
- Je veux t'épargner, répète-t-il.
- Tu ne le peux pas. Quand tu es mal, je le suis aussi.
J'ai scellé ses paroles par un baiser.
Puis il me serre contre moi et murmure :
- J'ai l'impression qu'à chaque fois que j'y vais, c'est pire. Je ne sais plus ou j'en suis, Anaïs. Ce que j'ai envie de faire avec cette famille. Je ne suis pas sur qu'il subsiste quelque chose.
- Tu as du temps pour y réfléchir. Tu as du temps, prends-le. Je te forcerais plus jamais à aller les voir, même pour les grandes fêtes.
- Arrête, c'est pas ta faute. Et ça aura fait plaisir à ma mère...
- Et ça t'aura détruit de moitié.
- Tu m'as déjà un peu reconstruit... Je t'assure, ça ira... Allez, on rentre...

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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 22:27
- Par Miss Sparrow
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  • : Des doutes, des peurs, un amoureux courant d'air, un grand frère fragile, des amis qui ont besoins d'elle, des questions, de l'espoir et des désillusions... Le journal de Miss Sparrow est normal, long, et un véritable défouloir. Attention, voyageurs égarés ou passionnés de lecture, il y a des pavés dans ce blog... Il ne faut pas avoir peur de la lecture ! Suite à du retard, une coupure a été faite pour que l'histoire reparte de janvier 2010.
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  • : 22/11/2007

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  • C'est pas facile de parler de soi. Moi, j'aime pas. C'est en me lisant qu'on me découvrira. Je suis faite de contradiction. Je n'ai plus d'espoir alors qu'il en subsiste en moi.

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